Faîtes pas pLeurer le Dobermann

Auteur : Joël Houssin

Collection : Spéciale-Police

Éditeur : Fleuve Noir

Date de parution : Mars 1983

N° 1793 (collection Spéciale-Police)
13ème tome de la saga "le Dobermann"

Tome 13 : Faîtes pas pleurer le Dobermann

Résumé de l'auteur :

Quand tous vos potes se font buter,
quand tout dégringole autour de vous,
quand les poulets vous prétendent terroriste,
alors que vous n'en voulez qu'aux sous des caves,
faîtes gaffe au galure de la scoumoune,
vous l'avez sûrement sur la théière.

Commentaires :
Beaucoup de rebondissements primordiaux font du 13ème tome (un hasard ?), un épisode incontournable de la saga du Dob. Jugez plutôt : un Silverberg encore plus chiant qu'à l'habitude, une nouvelle meuf pour le tueur aux yeux jaunes, l'apparition de Lefèvre le panda et du vomitif Planard, mais surtout, le face à face ultime entre deux ennemis jurés. A l'exception du dernier roman, sans conteste la plus sanglante histoire de la collection. Menée à une cadence furieuse, l'action ne s'embarrasse même pas d'arnaque ou de braquage cette fois. C'est juste un grand jeu de massacre où chacun règle ses comptes. Avec les arriérés.

Morceau choisi :

(Le Dob et son ami Nicolas parlent du bon vieux temps. Nicolas : )
_ Tu t'souviens du Rouquemoute ?
_ Non.
_ Mais si, on l'appelait P'tite Bite. Il avait entre les cannes un truc guère plus gros qu'une cacahuète. Qu'est-ce qu'il a pu nous faire marrer avec ça ! J'me rappelle du jour où il s'est ramené avec une grande blonde, une espèce de sauterelle tout en jambes. Elle le dépassait d'une tête. Il m'a demandé s'il pouvait la sauter ici. Tu sais que j'ai jamais refusé ça à un pote. Et pis j'voulais mater la réaction de la frangine quand le Rouquemoute allait lui déballer sa miniature. C'est quand même marrant que son machin en action prenne pas un centimètre de mieux. J'en ai connu des p'tites biroutes au repos, des modèles réduits, décevants au premier abord, mais qui se révélaient, au garde-à-vous, de vrais gourdins de concours. Le Rouquemoute, lui, ça restait minuscule. Il racontait tout le temps que les nanas croyaient qu'il les fourrait avec son petit doigt. Tu penses si j'allais pas louper la séance avec la grande blondasse ! J'étais installé au-dessus, pour mater. Au moment d'enlever son futal, ce con lui a cloqué une grosse loupe entre les paluches en lui disant : "Tiens, ma grande. Comme ça, au moins, tu pourras rêver." J'ai cru que j'allais en pisser dans mon bénouze.
Nicolas se tut un instant.
_ Il s'est accroché, le Rouquemoute. On croyait qu'il prenait ça à la rigolade. Et puis un jour, on l'a retrouvé dans sa carrée, une étrangleuse à pois jaunes autour du cou. Moi aussi, un de ces matins, on me découvriras comme ça. Parce que, une petite quéquette, c'est rien à coté d'une petite vie.