Le Dobermann et le phénix

Auteur : Joël Houssin

Collection : Spéciale-Police

Éditeur : Fleuve Noir

Date de parution : Mai 1981

N° 1643 (collection Spéciale-Police)
3ème tome de la saga "le Dobermann"

Tome 3 : Le Dobermann et le phénix

Résumé de l'auteur :
L'O.C.R.B. n'en revient pas.
Voilà qu'une bande de racketteurs s'attaque aux poissonniers du Sud-Ouest, et pas avec des pincettes. Vitriol et grenades, se sont les nouveaux fruits de mer du pays basque.
Le problème de l'affaire, c'est que Vandel porte le chapeau, et que Vandel c'est un intime du Dobermann, l'ennemi public n°1.
Dans pas longtemps, les carpes vont jacter. C'est couru.
Et dans ce genre d'orage, c'est pas souvent les arbres qui sont foudroyés.
Y a des flics qui doutent de rien...

Commentaires :
Le troisième achève le triptyque d'introduction de la saga : Nat la Gitane et P'tit Louis sont de la partie. Le scénario permet pour la première fois d'apprécier pleinement les coups tordus du détestable Christini. Ca châtaigne très dur et les macchabées pleuvent comme d'habitude. Pourtant, dans cette histoire d'amitié et d'honneur, les personnages sont souvent tristes et désespérés. Heureusement qu'un pléthore de nouveaux flics biens cons et tortueux vient alléger l'ambiance lourde et pesante. Un moment d'anthologie : l'interrogatoire par Baumann et Clodarec de Kudsi.

Morceaux choisis :
(le Dob vient de trouver un toubib pour soigner son pote qui a écopé d'une bastos dans la viande...)
Le parc était soigné, l'ensemble géométriquement ordonné, propre, et le toubib con à souhait. L'arriviste prétentieux. Pire qu'un pléonasme. Une quarantaine d'années, net, les tempes chimiquement argentées, le regard méprisant d'un prétendu savoir sur une illusoire ignorance, le genre pète-sec qui se lave les ratiches avant de baiser. L'intégral, splendide et ridicule. Le cloporte parfait, qu'on a envie de s'épingler dans le salon par peur de ne jamais en retrouver un autre d'une pareille pureté. Le Dobermann l'eut dans le nez dés la première seconde.
_ Qu'est-ce que c'est ? couina le connard.
_ Une urgence, fit le Dobermann en lui enfonçant le canon de son 357 dans le ventre.
(...)
_ Voyons..., protesta le toubib.
_ C'est ça, voyez, coupa le Dobermann. Mon ami a pris une balle dans la cuisse. Il a perdu beaucoup de sang. Faut le remettre d'aplomb ou je fais un massacre.
_ Un accident de chasse ? se hasarda l'imbécile.

(Baumann et Christini viennent de plomber un type qui les  visait avec un fusil à canon scié...)
_ Qui c'est ce gonze ?
_ Jamais vu, fit Clodarec.
Christini se tourna vers Baumann.
_ C'est toi qui lui a tiré dans le bide ?
_ Beuh... Y f'sait noir, s'excusa l'inspecteur avec un sourire.