Les crocs du Dobermann

Auteur : Joël Houssin

Collection : Spéciale-Police

Éditeur : Fleuve Noir

Date de parution : Mars 1981

N° 1630 (collection Spéciale-Police)
2ème tome de la saga "le Dobermann"

Tome 2 : Les crocs du Dobermann

Résumé de l'auteur :
D'ordinaire, quand un gang de malfrats a décidé de piller une bonne partie des banques de la région parisienne, les flics de l'O.C.R.B. se mettent en chasse.
Ca s'annonçait gâteau, et voilà que le gibier devient chasseur... De quoi filer la chair de poule à un gilet pare-balles.
D'autant que le gibier en question s'appelle le Dobermann et que personne au monde ne se sert aussi habilement que lui d'un 357 Magnum.
Même les tueurs règlent leurs dettes...

Commentaires :
Ca se met en place. Le scénario est nettement plus original, le rythme haletant et l'action féroce. Houssin balance sa première galerie de monstres pour épauler le Dob: Mimi le travelo et le Tombeau. Il ajoute surtout Silverberg, le pilote à l'équipe Christini, dans les rangs de la flicaille. Rien que des graves ! Cette fois, la machine est lancée : rasoir, dynamite et bastos. Rien que du bon !

Morceaux choisis :
(Le Dob recrute ! Son contact lui répond...)
_ Écoute. Tu es l'ami de Michel et je crois que je peux te parler franchement. Tu ne trouveras pas un garçon sérieux, pas un seul. Ils ne te connaissent pas assez et ils ont surtout leurs propres affaires qui tournent. Il ne reste que les barjos, les dingues, les illuminés de la boucherie...
Le Dobermann eut de nouveau un pâle sourire.
_ Ce sont eux qui m'intéressent.

(Baumann tente de serrer un travelo suspect. L'arrestation tourne mal et le trav' passe par la fenêtre...)
Sauveur Christini était en train de griller une cigarette tout en écoutant le dernier tube de Michel Sardou lorsqu'il entendit les coups de feu et vit le corps de Gina achever son superbe saut périlleux.
Le bruit. Indéfinissable. Hideux. Cauchemardesque. Mélange d'os, chairs et viscères éclatés.
Une ridicule étoile rouge vint orner le pare-brise de la 504.
_ Ben, merde... souffla-t-il en actionnant l'essuie-glaces.
Une minute plus tard, alors que les gens commençaient à accourir de toute part, Baumann déboucha de l'immeuble comme un diable en furie. Il s'engouffra dans la voiture banalisée. Christini démarra, tous pneus hurlants.
_ Y avait pas de vide-ordures dans la baraque ? demanda le commissaire.